Je peins les portes des placards de la salle de Bain, c'est un vieux travail inachevé que je veux achevé ce W-E.
En peignant , je pense aux prochaine vacances, à mon ami Laurent qui part en Sicile, moi qui part avec ma belle et dure en Espagne quand soudain un flash me renvoi vers le passé et je me revois dans une salle d'aéroport, sorte de foire aux bestiaux. Où les gens rivés au sol près de leurs valises pleines à craquer et excités comme des puces attendent. C'est un camaieu de couleur, des vêtements de vacanciers, des gens se croient déjà sur la plage, avec leurs Bobs et leurs shorts, d'autres au contraire semblent sortis du travail avec leurs pantalons impeccables, engossés dans la droiture de leurs principes.
Mon grand frère et ma grande soeur sont là, je vois leurs jambes. Ma mamans se retourne sans arrêt vers moi pour s'assurer que je suis toujours là. Moi mon champs de vision se limite à mes plus proches voisins, de mémoire j'essaye de voir d'autres enfants. MMais la forêt de jambes m'empêche de voir quoi que ce soit. A cette époque ma vision s'élevait à hauteur des genoux d'adulte. Alors je lève la tête et regarde en l'air. Nous partons dans un club de vacances au soleil, nous attendons l'avion devant les portes d'embarcation. nous sommes dans une grande salle, il parait que nous sommes près de Paris dans un aéroport internaitional. Paris je connais c'est la grande ville où il n'y a que des maisons à perte de vue tout autour de la Tour Eiffel. Que de monde !!! Quelque chose m'étonne dans cette foule. Tout ces gens avainet quelque chose de papa et maman. Mais je ne savais pas dire quoi à l'époque. Aujourd'hui je sais ce que c'était des gens qui n'avait pas de problème d'argent. Comme si l'argent donnait une légéreté, une éducation, un savoir vivre,
Cela faisait bizarre, je n'avais pas l'habitude de voir des gens comme papa et maman.
Enfin cette vision de l'attente dans cet aéroport, Orly ou Roissy, me prépara à mon départ à l'armée. Lorsque je fus envoyé parmis des milliers de jeunes français à l'armée. Cete vision est également forte. A un moment nous fûmes tous rassemblés en rangs d'oignons dnas un vieil entrepôt pleins de poussières, de nuit, bien sûr, c'est plus angoissant. Je pensais à ce moment à tous ces déportés de la Seconde guerre mondiale qui étaient expédiés au bout de l'Europe loin de leur patrie et de leur famille. J'imaginai ssns peine leurs angoisses, leurs peurs.
L'ironie, aujourd'hui me fait dire que j'ai vécu cete période avec peu d'angoisse grâce à l'entrainement de ma grande salle de l'aéroport.
Cette fois ci mon regard n'était géné par personne. Je crois me rappeler qu'on hurlait nos noms et qu'il fallait venir s'aligner sur une colonne. Je tentais de voir la gueule du vétéran qui criait de la sorte. Nous étions de vulgaires patates que l'on triait avant d'être envoyé. Nous venions de quitter le monde civil et son organisation de service pour entrer dans le monde disciplinaire des militaires.
dimanche 22 juillet 2007
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