Le ciel était gris blanc, l’une de ces journées ou l’on n’a qu’une obsession rester sous la chaleur de sa couette. Je m’étire, mes bras s’allongent, se figent, se contractent et je les accompagne par un cri de fauve.
La vielle voisine d’à côté doit se demander ce qui se passe. Je souris à cette idée. La musique s’interrompt et la radio crache les infos du jour. Déjà 8h00, je visualise toutes les actions de la journée, je les trie et les classe par ordre de priorité. L'animateur radio annonce d’une voix stoïque la fin du premier vol d’essai autour du monde du nouvel Airbus. L'essai est terminé et il retourne dans les ateliers pour une batterie d’analyses. Je suis surpris pour moi le vol validait l’avion et lançait la production en série. J‘entre sous la douche songeur. Je me rase. Je m’habille.
En m’habillant je pense à tous ces gens qui passent des heures à sélectionner ce qu’ils vont mettre. Quelle perte de temps. Je ne suis pas inélégant, je m’habille toujours de la même façon. Au niveau des couleurs je ne m’ennuie pas, une chemise blanche, un pantalon noir, une veste noire et des chaussures noires. C’est mon uniforme. Dans mon placard 5 chemises, 2 pantalons. Je ne m’embarrasse pas. C’est mon credo. Pas de femme non plus. Les femmes font perdre trop de temps. la vie est tellement courte. Il serait dommage de perdre son temps avec une femme.
Je descends les marches de l’appartement et je me dirige vers le bureau. Il ne fait pas si froid que cela.
vendredi 25 mai 2007
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